Prévention des inondations
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En favorisant la rétention d’eau dans les bassins versants, les talus
limitent l’impact de la mauvaise qualité des eaux de ruissellement sur le
milieu. En terme quantitatif, un maillage de talus permet au cours d’eau
de ne pas saturer et d’absorber sur une période plus longue de forts épisodes
pluvieux. En régulant la vitesse de l’eau dans le milieu, les talus évitent
de trop fortes crues. En 1995, puis en 2000, 2001... des inondations importantes ont touché Quimperlé et d’autres villes du sud Bretagne (les bassins versants du sud Bretagne sont plus importants que ceux du Nord). Les remembrements et arasement de talus ont été nommément mis en cause par les élus locaux. En effet, l’eau n’est plus « stockée » dans le paysage. L’agriculture moderne impose que l’on puisse cultiver de Janvier à Décembre et récolter (même en Bretagne) en Octobre-Novembre, périodes de fortes précipitations. L’eau ne doit donc pas freiner le travail, aussi évacue t-on l’eau par des fossés, des drains… Le développement des zones industrielles, de parkings divers, de routes ont une part de responsabilités dans la mauvaise régulation des flux d’eau dans le paysage. On peut penser que la rénovation ou la construction de talus pour lotir des terrains en zones pavillonnaires ou industrielles, régulerait mieux la circulation de l’eau. |
une rue de Quimper, le 12 décembre 2000... |
![]() L'Oust (un affluant de la Vilaine) en furie, en janvier 2001. Où quand la nature nous réveille en sursaut... |
Extraits de l’article du Télégramme
du 25 Janvier 2001 faisant suite à la visite de Mme Dominique Voynet « Restaurer après avoir arasé » Hier, l’Etat est d’autant moins venu donner des leçons que, comme le reconnaît la ministre, les quelques plans de prévention des risques entérinés par les préfectures, après les crues de 1995, ont fait la preuve de leur insuffisance.« Sans plaisir », Dominique Voynet rappelle tout de même que des associations depuis 20 ans, tirent la sonnette d’alarme sur certaines pratiques environnementales : « Après avoir subventionné pendant des décennies l’arasement des talus et l’arrachage des haies, j’observe qu’on va mettre en place aujourd’hui, des moyens pour les restaurer ». |