Foire Aux Questions
Sont compilées ici des
questions-réponses reçues par courrier
électronique et qui présentent un
intérêt évident pour tous.
Q : je
vais bientôt devenir propriétaire d'une terre agricole d'1
hectare dans le sud finistère. Et j'aimerais y
établir un talus. J'aimerais savoir s'il faut faire
appel à des entreprises spécialisées ou si on peut
le faire soi-même en louant une pelle mécanique.
Quel prix de revient (une fourchette) pour environ 300 m de talus
? A propos des subventions comment ça se passe ? Faut-il un
statut particulier ?
R : Effectivement il est souhaitable de confier le chantier à
une entreprise spécialisée dans le talutage. La terre est
prise au bord du talus et tassée avec la pelle mécanique.
Si elle n'est pas tassée, le talus risque de "creuver" lors des
fortes pluies. Un talus à la base est toujours large et c'est
à vous de définir la hauteur. Aujourd'hui un
professionnel est capable avec du matériel approprié de
réaliser un km de talus à la journée. Le prix est
fonction de la taille du chantier. Dans notre secteur, il va de 1
à 2 € le mètre. Ceci dit, le conseil
général des Côtes d'Armor subventionne à
raison de 60% la construction pour plus de 50m et suivant le bassin
versant dans lequel se situe l'action, une subvention pour plantation
et paillage peut aussi être accordée. Ex. : dans le bassin
versant du Jaudy Bizien Guindy, la construction + plantation + paillage
sur talus de plus de 100m et sur une surface de plus de 0,2ha est
subventionnée à hauteur de 60% + 20%.
Attention, il faut au préalable effectuer un dossier de
subvention en mairie. Il est à remplir en ce moment et sera
validé sur la période 2008/2009.
Je vous conseille donc de vous renseigner en mairie, au conseil
général et auprès de votre bassin versant. En
dernier lieu vous pouvez contacter la
chambre d'agriculture du Finistère à Quimper (service
environnement) ils seront vous donner les informations
complémentaires .
Q : Existe t-il une loi ou un décret interdisant la destruction des talus ?
R : Pour le moment seules les communes qui ont inscrit les talus et
leur préservation au POS ou au PLU peuvent réagir
à la destruction du bocage.
Rien ne vous interdit d'interpeller le premier magistrat de la commune
sur le sujet (en discutant avec les personnes concernées, il
pourra peut être
stopper le chantier !) et de demander l'inscription des talus
comme patrimoine à préserver lors de la révision
du POS ou PLU.
Q : je suis [...]
proprietaire depuis 4 ans d'une parcelle entouree de talus à
Silfiac (56) et des arbres plus que cinquantenaires (de très
gros troncs) ont leurs branches qui depassent sur la parcelle du voisin
qui loue à un agriculteur. Le talus m'appartient. Le
côté de ma propriété est
plus ou moins entretenu mais les abords de la parcelle agricole
laissent place aux ronces car les engins ne passent pas au ras du
talus. Qui doit en assurer l'entretien ? Dois-je
élaguer mes
arbres ? Y a t'il prescription trentenaire ? Le voisin
peut-il m'obliger
à couper ou élaguer mes arbres ?
R : COMME VOUS ETES PROPRIETAIRE DU TALUS ET DONC DES ARBRES, VOUS
DEVEZ EN ASSURER L'ENTRETIEN. L'élagage des arbres
s'effectue en général en hiver quand la
sève est tombée et les champs
récoltés. Il est toujours souhaitable d'avertir
le voisin agriculteur lorsque vous procédez à
l'élagage car il vous faudra occuper son terrain le temps
des travaux.
Normalement, l'agriculteur sera content de vous voir effectuer cet
entretien (qu'il peut par ailleurs exiger) car les récoltes
sont peu importantes sous les arbres, les engins agricoles peuvent
être détériorés et la
règlementation Européenne est de plus en plus
contraigante concernant l'exploitation réelle de l'espace
agricole (contrôle PAC).
En général, en effectuant vos travaux
d'élégage, l'agriculteur lui se chargera
d'effectuer le nettoyage du talus avec l'épareuse
(attention, il n'a aucune obligation).
Q : Je viens d'acquérir une parcelle de
3000 m²
à l'état de pature en milieux rural à
Kerien (22). Cette parcelle est déja entourée sur
la moitié de son périmètre par un
talus planté d'arbres à feuilles caduques qui la
protège des vents du nord. Je souhaite en border l'autre
moitié par environ 110 m de talus bocager
planté
d'arbres à feuilles persistantes afin de protéger
la parcelle fortement soumise aux vents d'ouest et sud-ouest. Je
précise que je suis un particulier. Ai-je droit à
une aide financière pour ce projet et dans l'affirmative,
quelles serait les démarches à effectuer ?
R : Pour savoir si vous avez le droit à une aide
financière, il faut contacter votre mairie
où communauté de communes (elles sont
susceptibles d'adhérer, via le conseil
général, à cette démarche).
Si tel n'est pas le cas, il faut prendre contact avec les animateurs
bassin versant qui gèrent la commune de Kerien ou la chambre
d'agriculture 22 (service environnement).
Normalement, le dossier de subvention est à faire avec
quasiment un an d'avance. Quant aux essences proposées,
elles seront locales.
Q : J'ai
des talus plantés l'hiver dernier qui sont envahis d'adventices
de toutes sortes (digitales, chardons, herbacées...) qui tendent
à couvrir les plants de haies même si ces derniers ont un
paillage à leur base de 20x20 cm. Dois-je laisser
cette végétation en place ou passer la
débroussailleuse sur le talus pour ne laisser visible que les
plants composants la future haie ?
R : Je vous conseillerais de passer la débroussailleuse
rapidement, si les plants sont petits, afin qu'ils puissent se
développer. L'année suivante, vous choisirez d'effectuer
la même opération ou vous laisserez la
végétation s'installer. Dans ce cas, la
débroussailleuse devra être passée en
septembre-octobre (méthode choisie par les agriculteurs). A
noter que si vous avez du chardon ou du rumex, je vous conseille
fortement de vous en débarrasser. On peut les éliminer
sans produits phytosanitaires, le rumex avec la fourche
bêche : il faut extraire la racine pivotante, le chardon avec la
faucille : couper le plant à la base et mettre sur sa base du
gros sel.
Q : Un
talus entre deux prés doit-il avoir un fossé ? Et si oui,
de quel côté par rapport à la pente ?
R :
- Dans les régions humides, on faisait des fossés au pied des talus.
- Quand on entretenait les talus "para anezho" disait-on, on prenait
des mottes et de la terre au pied du talus, celà faisait donc un
fossé.